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Vous créez une image Docker et la poussez dans un registre avant de la référencer depuis un pod Kubernetes.

La propriété image d’un conteneur utilise la même syntaxe que la commande docker, y compris pour les registres privés et les tags.

Mettre à jour des images

La politique de récupération par défaut est IfNotPresent, Kubelet ne récupère alors pas une image si elle est déjà présente sur le nœud. Si vous voulez forcer une récupération à chaque fois, vous pouvez faire une des actions suivantes :

Notez que vous devez éviter d’utiliser le tag :latest, voir Bonnes pratiques pour la configuration pour plus d’informations.

Créer des images multi-architecture à partir de manifestes

La CLI Docker prend maintenant en charge la commande docker manifest avec des sous-commandes comme create, annotate et push. Ces commandes peuvent être utilisées pour construire et pousser les manifestes. Vous pouvez utiliser docker manifest inspect pour voir le manifeste.

Vous pouvez voir la documentation Docker ici : https://docs.docker.com/edge/engine/reference/commandline/manifest/

Voici comment nous l’utilisons dans notre outil de build: https://cs.k8s.io/?q=docker%20manifest%20(create%7Cpush%7Cannotate)&i=nope&files=&repos=

Ces commandes se basent et sont implémentées purement sur la CLI Docker. Vous devrez soit éditer $HOME/.docker/config.json et définir la clé experimental à enabled ou vous pouvez simplement définir la variable d’environnement DOCKER_CLI_EXPERIMENTAL à enabled lorsque vous appelez les commandes de la CLI.

Note: Veuillez utiliser les versions 18.06 ou ultérieure, les versions antérieures ayant des bugs ou ne prenant pas en charge l’option experimental pour la ligne de commande. Par exemple https://github.com/docker/cli/issues/1135 cause des problèmes sous containerd.

Si vous avez des problèmes en téléchargeant des manifestes viciés, nettoyez les anciens manifestes dans $HOME/.docker/manifests pour recommencer de zéro.

Pour Kubernetes, nous avons historiquement utilisé des images avec des suffixes -$(ARCH). Pour une rétrocompatibilité, veuillez générer les anciennes images avec des suffixes. Par exemple, l’image pause qui a le manifeste pour toutes les architetures et l’image pause-amd64 qui est rétrocompatible pour d’anciennes configurations ou des fichiers YAML qui auraient codé en dur les images avec des suffixes.

Utiliser un registre privé

Les registres privés peuvent demander des clés pour pouvoir lire leurs images.

Ces certificats peuvent être fournis de différentes manières :

Chaque option est décrite plus en détails ci-dessous.

Utiliser la Google Container Registry

Kubernetes prend en charge nativement la Google Container Registry (GCR), lorsqu’il s’exécute dans Google Compute Engine (GCE). Si vous exécutez votre cluster dans GCE ou Google Kubernetes Engine, utilisez simplement le nom complet de l’image (par ex. gcr.io/my_project/image:tag).

Tous les pods dans un cluster auront un accès en lecture aux images dans le registre.

Kubelet va s’authentifier auprès de GCR en utilisant le compte de service Google de l’instance. Le compte de service dans l’instance aura un https://www.googleapis.com/auth/devstorage.read_only, afin qu’il puisse récupérer depuis le GCR du projet mais qu’il ne puisse pas pousser une image.

Utiliser Amazon Elastic Container Registry

Kubernetes prend en charge nativement Amazon Elastic Container Registry, lorsque les nœuds sont des instances de AWS EC2.

Utilisez simplement le nom complet de l’image (par ex. ACCOUNT.dkr.ecr.REGION.amazonaws.com/imagename:tag) dans la définition du Pod.

Tous les utilisateurs du cluster qui peuvent créer des pods auront la possibilité d’exécuter des pods qui utilisent n’importe quelle image du registre ECR.

Kubelet va aller chercher et rafraîchir périodiquement les certificats ECR. Les permissions suivantes sont requises par kubelet :

Exigences :

Dépannage :

Utiliser Azure Container Registry (ACR)

En utilisant Azure Container Registry vous pouvez vous authentifier en utilisant soit un utilisateur admin soit un service principal. Dans les deux cas, l’authentification est faite via l’authentification standard de Docker. Ces instructions assument l’outil en ligne de commande azure-cli.

Vous devez d’abord créer un registre et générer des certificats, la documentation complète pour cela peut être touvée dans la documentation de Azure container registry.

Une fois votre registre de conteneurs créé, vous utiliserez les certificats suivants pour vous connecter :

Une fois que vous avez défini ces variables, vous pouvez configurer un Secret Kubernetes et l’utiliser pour déployer un Pod.

Utiliser IBM Cloud Container Registry

IBM Cloud Container Registry fournit un registre d’images multi-tenant privé que vous pouvez utiliser pour stocker et partager de manière sécurisée vos images Docker. Par défaut, les images de votre registre privé sont scannées par le Vulnerability Advisor intégré pour détecter des failles de sécurité et des vulnérabilités potentielles. Les utilisateurs de votre compte IBM Cloud peuvent accéder à vos images, ou vous pouvez créer un token pour garantir l’accès à des namespaces du registre.

Pour installer le plugin du CLI de IBM Cloud Container Registry et créer un namespace pour vos images, voir Débuter avec IBM Cloud Container Registry.

Vous pouvez utiliser le IBM Cloud Container Registry pour déployer des conteneurs depuis des images publiques de IBM Cloud et vos images privées dans le namespace default de votre cluster IBM Cloud Kubernetes Service. Pour déployer un conteneur dans d’autres namespaces, ou pour utiliser une image d’une autre région de IBM Cloud Container Registry ou d’un autre compte IBM Cloud, créez un imagePullSecret Kubernetes. Pour plus d’informations, voir Construire des conteneurs à partir d’images.

Configurer les nœuds pour s’authentifier auprès d’un registre privé

Note: Si vous travaillez dans Google Kubernetes Engine, vous trouverez un .dockercfg sur chaque nœud avec les certificats pour Google Container Registry. Vous ne pourrez pas utiliser cette méthode.
Note: Si vous travaillez dans AWS EC2 et utilisez EC2 Container Registry (ECR), kubelet sur chaque nœud va gérer et mettre à jour les certificats du login ECR. Vous ne pourrez pas utiliser cette méthode.
Note: Cette méthode est utilisable si vous avez le contrôle sur la configuration des nœuds. Elle ne marchera pas correctement sur GCE, et sur tout autre fournisseur cloud qui fait du remplacement de nœud automatique.
Note: Kubernetes prend pour l’instant en charge uniquement les sections auths et HttpHeaders de la config docker. Cela veut dire que les aides aux certificats (credHelpers ou credsStore) ne sont pas pris en charge.

Docker stocke les clés pour les regisres privés dans le fichier $HOME/.dockercfg ou $HOME/.docker/config.json. Si vous placez le même fichier dans un des chemins de recherche ci-dessous, kubelet l’utilise comme fournisseur de clés lorsque les images sont récupérées.

Note: Vous pouvez avoir à définir HOME=/root explicitement dans votre fichier d’environnement pour kubelet.

Voici les étapes recommandées pour configurer vos nœuds pour qu’ils utilisent un registre privé. Dans cet exemple, exécutez-les sur votre poste de travail :

  1. Exécutez docker login [server] pour chaque jeu de certificats que vous désirez utiliser. Ceci met à jour $HOME/.docker/config.json.
  2. Examinez $HOME/.docker/config.json dans un éditeur pour vous assurer qu’il contient uniquement les certificats que vous désirez utiliser.
  3. Récupérez la liste de vos nœuds, par exemple :
    • si vous voulez connaître les noms : nodes=$(kubectl get nodes -o jsonpath='{range.items[*].metadata}{.name} {end}')
    • si vous voulez connaître les IPs : nodes=$(kubectl get nodes -o jsonpath='{range .items[*].status.addresses[?(@.type=="ExternalIP")]}{.address} {end}')
  4. Copiez votre fichier .docker/config.json local dans un des chemins de recherche ci-dessus.
    • par exemple : for n in $nodes; do scp ~/.docker/config.json root@$n:/var/lib/kubelet/config.json; done

Vérifiez en créant un pod utilisant une image privée, par ex. :

kubectl apply -f - <<EOF
apiVersion: v1
kind: Pod
metadata:
  name: test-image-privee-1
spec:
  containers:
    - name: utilise-image-privee
      image: $NOM_IMAGE_PRIVEE
      imagePullPolicy: Always
      command: [ "echo", "SUCCESS" ]
EOF
pod/test-image-privee-1 created

Si tout fonctionne, alors, après quelques instants, vous devriez voir :

kubectl logs test-image-privee-1
SUCCESS

En cas de problèmes, vous verrez :

kubectl describe pods/test-image-privee-1 | grep "Failed"
  Fri, 26 Jun 2015 15:36:13 -0700    Fri, 26 Jun 2015 15:39:13 -0700    19    {kubelet node-i2hq}    spec.containers{uses-private-image}    failed        Failed to pull image "user/privaterepo:v1": Error: image user/privaterepo:v1 not found

Vous devez vous assurer que tous les nœuds du cluster ont le même fichier .docker/config.json. Dans le cas contraire, les pods vont s’exécuter sur certains nœuds et échouer sur d’autres. Par exemple, si vous utilisez l’autoscaling des nœuds, alors chaque modèle d’instance doit inclure le fichier .docker/config.json ou monter un disque le contenant.

Tous les pods auront un accès en lecture aux images d’un registre privé dès que les clés du registre privé sont ajoutées au fichier .docker/config.json.

Images pré-chargées

Note: Si vous travaillez dans Google Kubernetes Engine, vous trouverez un .dockercfg sur chaque nœud avec les certificats pour Google Container Registry. Vous ne pourrez pas utiliser cette méthode.
Note: Cette méthode est utilisable si vous avez le contrôle sur la configuration des nœuds. Elle ne marchera pas correctement sur GCE, et sur tout autre fournisseur cloud qui fait du remplacement de nœud automatique.

Par défaut, kubelet essaiera de récupérer chaque image depuis le registre spécifié. Cependant, si la propriété imagePullPolicy du conteneur est IfNotPresent ou Never, alors une image locale est utilisée (respectivement de préférence ou exclusivement).

Si vous désirez vous reposer sur des images pré-chargées pour éviter l’authentification à un registre, vous devez vous assurer que tous les nœuds du cluster ont les mêmes images pré-chargées.

Ceci peut être utilisé pour pré-charger certaines images pour gagner du temps, ou comme une alternative à l’authentification à un registre privé.

Tous les pods auront un accès en lecture aux images pré-chargées.

Spécifier ImagePullSecrets dans un Pod

Note: Cette méthode est actuellement la méthode recommandée pour Google Kubernetes Engine, GCE, et tout autre fournisseur de cloud où la création de nœuds est automatisée.

Kubernetes permet de spécifier des clés de registre dans un pod.

Créer un Secret avec une config Docker

Exécutez la commande suivante, en substituant les valeurs en majuscule :

kubectl create secret docker-registry <name> --docker-server=SERVEUR_REGISTRE_DOCKER --docker-username=UTILISATEUR_DOCKER --docker-password=MOT_DE_PASSE_DOCKER --docker-email=EMAIL_DOCKER
secret/myregistrykey created.

Si vous avez déjà un fichier de clés Docker, alors, plutôt que d’utiliser la commande ci-dessus, vous pouvez importer le fichier de clés comme un Secret Kubernetes. Créer un Secret basé sur des clés Docker existantes explique comment s’y prendre. Ceci est particulièrement utile si vous utilisez plusieurs registres privés, kubectl create secret docker-registry créant un Secret ne fonctionnant qu’avec un seul registre privé.

Note: Les pods peuvent référencer des pull secrets dans leur propre namespace uniquement, ces étapes doivent donc être faites pour chaque namespace.

Se référer à un imagePullSecrets dans un Pod

Vous pouvez maintenant créer des pods qui référencent ce secret en ajoutant une section imagePullSecrets dans la définition du pod.

cat <<EOF > pod.yaml
apiVersion: v1
kind: Pod
metadata:
  name: foo
  namespace: awesomeapps
spec:
  containers:
    - name: foo
      image: janedoe/awesomeapp:v1
  imagePullSecrets:
    - name: myregistrykey
EOF

cat <<EOF >> ./kustomization.yaml
resources:
- pod.yaml
EOF

Ceci doit être fait pour chaque pod utilisant un registre privé.

Cependant, la définition de ce champ peut être automatisé en définissant imagePullSecrets dans une ressource serviceAccount. Voyez Ajouter un ImagePullSecrets à un Service Account pour des instructions détaillées.

Vous pouvez utiliser cette méthode en conjonction avec un .docker/config.json par nœud. Les certificats seront alors regroupés. Cette approche fonctionnera dans Google Kubernetes Engine.

Cas d’utilisation

Il y a plusieurs solutions pour configurer des registres privés. Voici quelques cas d’utilisation classiques et des propositions de solutions.

  1. Cluster exécutant uniquement des images non propriétaires (par ex. open-source). Inutile de protéger les images.
    • Utilisez des images publiques dans le Hub Docker.
      • Pas de configuration requise.
      • Dans GCE/Google Kubernetes Engine, un miroir local est automatiquement utilisé pour améliorer la vitesse et la disponibilité.
  2. Cluster exécutant quelques images propriétaires qui doivent être protégées de l’extérieur de l’entreprise, mais visibles pour tous les utilisteurs du cluster.
    • Utilisez un registre Docker hébergé privé.
      • Il peut être hébergé sur le Hub Docker, ou ailleurs.
      • Configurez manuellement .docker/config.json sur caque nœud comme décrit ci-dessus.
    • Ou, utilisez un registre privé interne derrière votre pare-feu avec un accès ouvert en lecture.
      • Aucune configuration Kubernetes n’est nécessaire.
    • Ou, dans GCE/Google Kubernetes Engine, utilisez le Google Container Registry du projet.
      • Cela fonctionnera mieux pour l’autoscaling du cluster que la configuration manuelle des nœuds.
    • Ou, dans un cluster où le changement de la configuration des nœuds est difficile, utilisez imagePullSecrets.
  3. Cluster avec des images propriétaires, dont quelques-unes nécessitent un contrôle d’accès plus strict.
    • Assurez-vous que l’admission controller AlwaysPullImages est actif. Autrement, tous les Pods ont potentiellement accès à toutes les images.
    • Déplacez les données sensibles dans une ressource “Secret”, plutôt que de les intégrer dans une image.
  4. Un cluster multi-tenant où chaque tenant doit avoir son propre registre privé.
    • Assurez-vous que l’admission controller AlwaysPullImages est actif. Autrement, tous les Pods ont potentiellement accès à toutes les images.
    • Utilisez un registre privé nécessitant l’autorisation.
    • Générez des certificats de registre pour chaque tenant, placez-les dans des secrets, et placez ces secrets dans les namespaces de chaque tenant. pod - Le tenant ajoute ce secret dans les imagePullSecrets de chaque pod.

Si vous devez accéder à plusieurs registres, vous pouvez créer un secret pour chaque registre. Kubelet va fusionner tous les imagePullSecrets dans un unique .docker/config.json virtuel.

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